Moscou. Une ville froide que traversait dans sa luxieuse voiture un jeune homme, se laissant guider par son chauffeur qui le déposa à la gare, non sans avoir décharger avec mille courbettes sa valise. Mikhail pu ensuite prendre la direction de la gare, entendant déjà, de la rue, la voix féminine demandant aux voyageurs de se rassembler près du quai...
La gare grouillait de monde en cette heure. Certains voyageurs cherchaient d’un air égaré les trains qui leurs étaient destinés, alors que d’autres sortaient des différents wagons, l’air hagard, sans doute fatigués par les longs trajets que proposait le transsibérien. Mikhail Arbatov les détailla un instant, avant de détourner son visage de leur direction dans un geste d’indifférence. Il posa ses yeux bleus sur sa montre, et pris calmement la direction du quai où son train ne devrait pas tarder à arriver.
Et en effet, celui ne tarda pas à entrer en gare, déversant son flot de voyageurs avant que, quelques minutes plus tard, le monstre d’acier ne se décide à en accueillir d’autre. Mikhail embarqua à ce moment là, et se trouva bien vite une place tranquille, où il pouvait demeurer dans une solitude toute relative, ses hommes n’étant jamais bien loin et ne le quittant jamais des yeux.
Il avait choisi de prendre le train, pour se rendre sur le lieu d’un rendez-vous d’affaire, qui promettait d’être tendu. Mais Mikhaïl ne s’en faisait pas plus que cela. Pour l’heure, il n’avait qu’un désir, se laisser doucement aller à la contemplation de la beauté des paysages de Russie, alors que le train se mettait en marche et l’emportait vers sa destination. Ses yeux se posèrent alors sur la vitre, alors que ne tardèrent par à défiler steppes et gares bien différentes. Cela faisait longtemps qu’il n’avait plus prit le train lui préférant d’autres moyens de transports, plus rapides, comme l’avion, qu’il empruntait souvent lors de ses voyages à l’étranger. Cependant, l’envie lui avait pris de changer ses habitudes et d s’adonnait à un voyage empli de beauté et de souvenirs…
La neige se mit doucement à tomber. Il n’en fallait pas plus à Mikhail pour se laisser éblouir par ce voyage, bien que rien dans son expression ne trahisse en aucun cas ses émotions. Son visage restait de marbre alors que le russe, amoureux de la beauté, se plongeait dans la contemplation d’un paysage bientôt blanchi par un linceul hivernal.
Cependant, malgré sa contemplation, Mikhail restait tout de même aux aguets. Il ne pouvait se permettre un véritable moment de relâchement. Il était attentif au moindre bruit, alors que, à chaque gare traversé, le train se gorgeait de quelques voyageurs et en relâchait quelques uns. Au bout de quelques heures de voyage, le russe éprouva cependant le besoin de s’arracher à sa contemplation, et quitta son compartiment, pour se diriger vers le wagon-restaurant, toujours suivi par les yeux de ses hommes, aussi discrets que n’importe lequel de ces voyageurs. Arrivé au comptoir, il commanda une vodka, qui ne tarda pas à arriver. L’endroit était presque vide, mise à part une famille, assise un peu plus loin, qui se délectait de quelques sucreries, visiblement dans un voyage heureux, détendu, sans doute quelques vacances. Il vit également un voyageur assis devant un café, qui lui portait sur ses traits la mine grave d’un homme d’affaires voyageant en solitaire. Le russe détourna bientôt ses yeux pour reporter son attention sur son verre. lui, il resterait au comptoir, savourant sa boisson tout en reposant ses yeux sur le paysage.
Le voyage allait être long, encore sans doute 3 ou 4 heures. Mais Mikhail était un homme extrêmement patient. Seulement, la monotonie d’un voyage en train commençait à se faire sentir. Un sentiment pourtant pas si désagréable que cela pour le cruel chef de ma mafia russe. Il regarda une nouvelle fis sa montre, un objet de grande valeur sans doute, tout comme le costume qu’il portait. Puis, après avoir fait ce geste machinal, il reposa son verre encore à moitié plein, après en avoir pris une nouvelle gorgée qui réchauffa son corps et le revigora un peu, l’empêchant de se laisser aller dans le bercement du train et dans la délicate rêverie que ce dernier pouvait provoquer.
Dans son esprit, déjà, il songeait à l’affaire qui le poussait à quitter sa tanière. Il n’aimait pas ce genre de choses, même s’il ne redoutait rien. Lever la main sur lui serait pure folie, lorsqu’on voyait comment finissaient les rares à avoir simplement fat obstacle plus ou moins consciemment à son ascension au pouvoir ou à ses plans. Mikhail, à force de temps, de patience et de machination, était devenu à présent l’un des hommes les plus puissants de russie, à seulement 34 ans. Seulement, maintenant, l’ambitieux jeune homme rêvait de voir plus loin, et d’étendre son influence hors des frontières de son pays. Cependant, là encore, il saurait faire preuve de patience.